ADISHATZ ! Aujourd’hui nous allons évoquer ensemble la langue officielle du Bassin d’Arcachon (avant l’arrivée du français) à savoir : l’Occitan.

Un patois avec toutes les lettres

Nombre de jeunes enfants du bassin ont appris le français à l’école. L’occitan c’est d’abord une langue que les « ordinaires » qualifient de « patois« . Elle est faite pour prononcer toutes les lettres (à ce sujet les Testerins à propos de la patisserie « Marquet » prononcent Marquete). 

C’est ce qu’on appelle une langue « sonnante ». On en distingue plusieurs domaines dont le Gascon en usage dans 9 départements et dans le Gascon, l’on trouve le Landais. C’est formidable le Gascon ! Tellement vivant et gai ! 

Quelques mots de Gascon

Nous allons vous présenter quelques mots qui symbolisent une diversité, une richesse à nul autre pareil.

Nous dirions à propos d’un fruit trop mur, « il est pourri, mou ! » Le Gascon à crée POSCA « Fruits trops murs réduits en purée » (économie, gourmandise).

De même un radis se dit RAFLE et le dictionnaire gascon rajoute « Ceux de Bègles sont recommandés ! » Quelle ode à la diversité maraîchère !

Le patois c’est de la convivialité, de l’observation, du partage.

Que dire de MOLETADA qui signifie « repas pris autour d’une omelette » ! Quel merveilleux présage…

Un Arcachonnais ne dira jamais fritures d’éperlans mais bien fritures de TROGUES.

Les Chaffres

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Abordons si vous le voulez bien une autre spécificité « ultra-locale ». Nous parlons ici des « CHAFFRES » (ou surnoms), dont les Gujanais se sont faits une grande spécialité.

Le journal « Sud-Ouest » fut même obligé de rajouter le « chaffre » du défunt lors des avis d’obséques car les habitants sans cela ne savaient pas qui était mort ! Alors que lire « Poussiére » est décédé leur permettaient de comprendre qu’il s’agissait de André Condou. 

Les chaffres ont pris racine dans un moment particulier, une specificité locale, physique, etc… Par exemple « Chinois » fut un des premiers Gujanais à partir en Chine et l’arcachonnais « Marche-en-vrac » possédait une démarche chaotique ! 


Le bassin avec son gascon et ses chaffres évoque la poésie et l’affection de ces contrées populaires où chacune dispute à l’autre sa manière de parler du monde.


Pour conclure, à l’heure ou notre société se standardise, se renferme, le Gascon n’apporte-t’il pas culture, joie, poésie dans notre vocabulaire et amène de la fraîcheur dans cet univers chamboulé et troublé ? « Pour savoir ou tu va souviens toi d’ou tu viens »


ADISHATZ (s’utilise pour « bonjour » ou « au revoir ») !